La Serrurerie est l'art et la technique du travail du fer à froid, le plus souvent. A la base, c'est celui qui fait les serrures (mécanisme de fermeture des portes) et les clefs ou combinaisons correspondantes permettant de les ouvrir.
Au XVIIème siècle Ce nouveau statut est confirmé par roi Louis XIII en janvier 1613. C'est le 12 mars 1677, que le parlement conçoit un arrêt concernant la visite des jurés serruriers chez les artisans qui vendaient des serrures et divers objets de quincaillerie. Cet arrêt mentionne que la cour a maintenu et gardé aux maîtres serruriers : "le droit de visiter deux fois l'année les boutiques et maisons des dits marchands merciers, les ouvrages de serrures, gonds, pattes, verrous et fiches qui s'appliquent tant aux portes qu'aux fenêtres des maisons seulement, suivant et conformément à l'arrêt du 26 juin 1638 ; à la charge par les jurés serruriers d'appeler un garde des dits marchands merciers pour assister avec les dits jurés à ladite visite sans frais. Fait défense aux dits serruriers de visiter les autres ferrures, ni de vendre et ne débiter aucune marchandise de serrurerie que celles qu'ils auront fabriquées dans leurs maisons et boutiques." On commence à exécuter des serrures dites "Bénardes", qui s'ouvrent à la clef des deux côtés. Les serrures sont en fer, quelquefois dorées à la feuille. C'est sous le règne de Louis XIV qu'apparaissent les premières serrures en bronze ciselé ou dorées au mercure pour la décoration des riches appartements de Versailles. C'est à cette époque que l'on trouve aussi les premiers boutons doubles pour actionner les pènes demi-tour à la fois de l'extérieur et de l'intérieur. Le chambellan est l'officier de cour chargé de tout ce qui concerne le service intérieur de la chambre du Roi. Il porte pour insigne sur la poitrine une clé en bronze doré attachée à un cordon. Cette clé décorée des armoiries du pays dont est originaire le bénéficiaire est d'ailleurs souvent un passe-partout. Des travaux de l'Académie des Sciences expérimentent la toute nouvelle utilisation de la fonte malléable qui semble être une révolution dans le métier. Au XVIIIème siècle En 1722, les travaux de Réaumur confirment l'intérêt de ce nouveau matériau pour la serrurerie. En 1730, Jean Nolan, un marchand quincaillier à Paris, s'intitule comme : entrepreneur de ferrure et de serrurerie. A plusieurs reprises, des ordonnances de police sont appliquées, pour interdire aux ferrailleurs de réparer de vieilles clés, d'autres articles mentionnant même que l'on doit rapporter à la police dans la quinzaine, toutes les clés vieilles ou neuves dépourvues de leur serrure sous peine d'amende. Les boutiques ou magasins de serrurerie des maîtres serruriers arborent une clef, ou deux clefs en sautoirs suspendues au dessus de leur atelier, sans avoir de monopole sur ce genre d'enseigne. C'est le règne de grands artistes serruriers : Caffieri, Delafosse, Forestier, Gouthier, Meisonier, qui amènent l'artisanat de la serrurerie au rang d'art en réalisant de véritables chefs-d'ouvre dans leurs ateliers ! Louis XVI, lui-même se passionne pour la serrurerie et excelle dans cette discipline ! Puis le fer forgé est abandonné petit à petit pour la fabrication des serrures car le style louis XV ne plaît plus aux clients qui lui préfèrent des formes plus créatives, droites et régulières, ou carrées qui deviennent à la mode grâce aux ornemanistes : Forty, Moreau ou Neuffroge... C'est enfin l'utilisation progressive de la fonte malléable qui fait évoluer définitivement le métier des artisans du métal, car la fonte de fer est beaucoup plus facile à travailler. Les grands fabricants de serrures du XIX et XX siècle, tels que : Bricard, Vaillant, Fontaine ou Fichet sont les vrais successeurs des quincailliers marchand.
Aujourd'hui Actuellement, le serrurier est l'artisan qui fabrique des menuiseries, escaliers métalliques, portails à partir de profilés en métal et exécute le blindage des portes... Il utilise la soudure électrique ou à l'arc pour assembler les différentes pièces de son ouvrage. Il les ajuste et les ébarbe au tire-point, ou la lime pour les petites pièces et à la meuleuse à métal pour les pieces plus monumentales. Certains se sont aussi spécialisé dans des niches particulières de l'aménagement ou de la décoration des logis : escaliers métalliques, vérandas métalliques, volets, clotures, girouettes...
Formation en compagnonnage Avant la révolution de 1789, c'est seulement après 10 années d'apprentissage, que l'ouvrier-serrurier devient compagnon. Il doit concevoir puis réaliser la serrure qui sera son "chef d'ouvre". Cette pièce, d'une exécution longue et difficile était soumise à l'examen des Jurandes. Ces chefs-d'ouvre, le plus souvent faits "à l'antique" (reproduisant des serrures à l'ornementation inspirée du XVème siècle) sont des serrures de coffres. Ils attestent de l'habilité de l'artisan de ses capacités décoratives et de sa précision mécanique. Une fois la qualité de la serrure reconnu par ses pairs, le compagnon est reçu maître-serrurier, ce qui lui donne le droit de tenir boutique. Bibliographie ![]() "Des clefs et des hommes" par Marc Feldman (octobre 2000) ![]() "Fer forge et serrurerie" par Lecoq Raymond (mars 1999)
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